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Un « effet Jamaïque » sur l’euro et les actions européennes ?

L'Oeil de Montpensier

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Le score décevant réalisé par le parti d’Angela Merkel et ses alliés pourrait remettre en cause l’accélération de l’intégration européenne autour d’un axe franco-allemand, plébiscitée par les observateurs depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République Française.

Une coalition avec deux partis aux aspirations aussi divergentes que celles des écologistes et des libéraux réduit considérablement la visibilité sur la politique que pourra mettre en place la Chancelière fédérale dans les années à venir. La bonne nouvelle pour les entreprises et les investisseurs vient de la pression à la baisse qui pourrait revenir sur l’euro.

 

Un euro faible est bon pour l’économie européenne. Au-delà de la lecture purement politique, le calendrier monétaire de la Banque Centrale Européenne pourrait en être modifié. Lors de sa dernière conférence de presse Mario Draghi a pourtant clairement balisé la trajectoire. Réduction des achats à partir de 2018 puis hausse des taux lente et progressive, vraisemblablement pas avant 2019. Mais le mandat du Président de la BCE s’arrête en novembre 2019 et la nomination de son remplaçant viendra sur le devant de la scène dès l’an prochain. Un gouvernement Merkel moins fort rend-elle moins plausible la nomination d’un faucon allemand à la tête de la BCE ? Peut-être…

 

Autre transition non moins importante, le renouvellement d’une grande partie du board de la FED et de sa Présidente Janet Yellen en 2018.

Le FOMC du 20 septembre a clarifié la situation :

- le réinvestissement des tombés obligataires (coupons et remboursements) du bilan de la FED s’arrête progressivement dès octobre.

- il y aura sans doute une 3ème hausse des taux pour cette année le 20 décembre et 2 ou 3 en 2018.

- le comité s’engage à mettre ce « run-off » sur pilotage automatique jusqu’à ce que la situation nécessite éventuellement de réamorcer un cycle de baisse des taux. Bref pas de nouveau QE avant que les taux reviennent à 0 ! 

 

Mais la politique monétaire américaine dépendra du visage de la nouvelle FED et les promesses de Janet Yellen n’engagent peut-être qu’elle-même…

 

L’incertitude sur les politiques monétaires pourrait donc être favorables à une remontée du dollar d’autant plus si Donald Trump arrive à arracher d’ici la fin de l’année au Congrès un accord sur une réforme fiscale.

 

En conclusion, pour les marchés d’actions européens :

 

  • Si l’euro continue à monter, c’est que la dynamique de la croissance européenne accélère et donc que la progression des résultats des entreprises

de la zone euro pourrait être plus forte qu’attendue. Le marché action pourrait dans ce cas à minima rester solide.

  • Et si l’euro baisse dans un environnement où nombre de beaux Business Models européens affichent à la fois des valorisations raisonnables et des perspectives de croissance bénéficiaires attractives on peut anticiper un fort mouvement de revalorisation des bourses européennes.

Indicateurs Momentum Economique Zone Euro

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Source : Bloomerberg / Montpensier Finance au 22 septembre 2017

Selon notre indicateur de momentum économique, la croissance économique de la Zone Euro ne semble pas être impactée à ce stade par la baisse du dollar.

L’indicateur de momentum économique prend en compte les dernières publications du chômage, des ventes de détail, de la balance commerciale, de l’indicateur avancé du PIB, de la confiance du consommateur, du PMI, de la confiance économique et de la production industrielle. Il est représenté par la courbe bleue (graph. ci-dessous) dont la hausse traduit une accélération de la croissance et inversement.

 

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