download left menu close down
Retour

"Le CAC 40 reflète les succès et les malheurs des groupes industriels" par Anne Bodescot pour le Figaro

News & Presse

Le

 

Le CAC 40 reflète les succès et les malheurs des groupes industriels

 

A la Bourse de Paris aussi, l’industrie a perdu de son lustre. Depuis 2008, le champion de la sidérurgie européenne, Arcelor Mittal, a par exemple vu son poids dans le CAC 40 divisé par deux, et n’en représente plus que 1,3%. «Surtout, son cours a été très chahuté pendant cette période, avec des chutes impressionnantes, suivies de rebonds importants, souvent d’ailleurs en lien avec l’évolution des cours des matières premières, dont beaucoup d’industriels sont très dépendants» souligne Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Finance.

 

Si Total est toujours la plus grande valeur de l’indice vedette de la place de Paris, sa suprématie s’est aussi amenuisée, puisqu’il en représente aujourd’hui 11,7% contre 15,6% dix ans plus tôt.  Revers aussi pour la valeur parapétrolière Vallourec. Présent dans l’indice en 2008,  le fabricant de tubes en acier haut de gamme en a depuis été écarté. D’autres grands industriels ont disparu eux aussi du CAC 40, démantelés, rachetés par d’autres entités, ou tombés de leur piédestal, comme Lafarge ou Alstom.

 

Mais d’autres secteurs ont pris la relève. «Le succès de l’industrie aéronautique française est visible en Bourse, avec  l’entrée de Safran dans le CAC 40 et le poids grandissant qu’y prend Airbus » souligne Wilfrid Galand. Fort de son envergure internationale et de ses technologies de pointe, le constructeur aéronautique pèse ainsi à lui seul 5% de l’indice (et Safran, 3,3%). Son «ancêtre» EADS, en 2008, se contentait de 0,75%, selon les données fournies par Euronext.

Le chouchou des petits actionnaires, Air Liquide, a aussi su conforter ses positions, en renforçant son implantation internationale. Le spécialiste des gaz industriels représente désormais plus de 4% du CAC 40, contre moins de 3% il y a dix ans.

 

Des «résistants»

 

Une vigoureuse expansion internationale est aussi le secret de Legrand, le spécialiste des équipements électrique, qui a franchi au cours de la décennie écoulée les portes du CAC 40, dont il représente aujourd’hui 1,3%. C’est aussi un cap clairement mis sur l’étranger, en particulier en Asie et dans les pays émergents, qui explique la très bonne résistance de Schneider Electric, qui a même réussi à renforcer son poids dans l’indice parisien. L’entreprise -dont le PDG, Jean-Pascal Tricoire, réside désormais à Hong Kong (tout un symbole- pèse aujourd’hui un peu plus lourd (2,9% de l’indice) qu’à l’époque (2%). «Le groupe a aussi su développer beaucoup de nouveaux produits, pour défendre ses positions» rappelle Wilfrid Galand.

Contact