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"Investir sur les forts en thèmes responsables" par Marion Casal &Olivier de Royère pour Gestion de Fortune

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Investir sur les forts en thèmes responsables

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Sur quelles valeurs Quadrator est-il investi ? Nous sommes investis sur les petites et moyennes valeurs de la zone euro dont la capitalisation s’établit entre 150 millions d’euros et 7 milliards d’euros. On en dénombre environ 1 700. Si on intègre les places de marchés européennes, hors zone euro, sur lesquelles nous investissons à la marge, on en compte 500 de plus.  

Quelles sont les spécificités de cet univers d’investissement ? Il s’agit d’un univers d’investissement particulièrement riche en opportunités d’investissement et dans lequel de nombreux secteurs sont représentés. On y trouve de nombreux acteurs industriels, des prestataires de services, des valeurs technologiques, des fournisseurs de bien d’équipement et, dans le secteur de la santé, des medtechs et des biotechs. Seul le secteur financier y est faiblement représenté même si on y trouve quelques banques de petite taille, des assureurs, des places de marché et des asset managers.  

Quels types de valeurs privilégiez-vous ? Avec Olivier de Royere, avec qui je gère le fonds, nous privilégions les valeurs de croissance qui représentent environ deux tiers du portefeuille. Le tiers restant est composé de titres value pour lesquelles nous avons identifié un catalyseur de valorisation : un retournement de cycle, une augmentation du prix des matières premières ou encore un changement de management.  

Quel est votre horizon d’investissement ? Nous sommes des investisseurs de long terme. Notre horizon d’investissement est idéalement compris entre 3 et 5 ans pour les valeurs de croissance. Concernant les titres value, il s’agit de positions plus tactiques. Dans tous les cas, la croissance est le fil rouge de notre démarche de stock pickers : pour investir dans un titre, il faut que celui-ci ait un potentiel de hausse d’au moins 15 %.  

Comment sélectionnez-vous les titres à intégrer dans le portefeuille ? Dans un premier temps, nous procédons à une sélection basée sur des données quantitatives. Il s’agit de la méthode Quadrator, développée en interne. Celle-ci repose sur des critères de croissance du chiffre d’affaires et des résultats, sur des critères de visibilité liés au niveau d’endettement, au rendement et à la volatilité et enfin sur des critères de valorisation tels que les principaux ratios d’analyse financière, la décote historique et le momentum. Nous nous attachons également à une analyse rigoureuse de la stratégie mise en œuvre par les entreprises en recensant les catalyseurs de croissance, les savoir-faire et les niches d’activité créatrices de valeur.  

Concernant les thématiques, vous en avez retenu quatre qui sont au cœur de la construction du portefeuille. Quelles sont-elles ? Nous avons souhaité retenir des thèmes ayant un impact positif sur notre société du 21ème siècle. Ainsi, via le thème Better Life, nous privilégions les entreprises qui œuvrent à l’amélioration du bien-être et de la santé des individus. Le thème Lifestyle intègre quant à lui les nouveaux comportements et tendances de consommation liés au déploiement des nouvelles technologies. Smart Energy, notre troisième thème, nous permet d’accompagner la dynamique de transition énergétique qui est en cours. Enfin, le dernier thème, Digital Impact, donne la part belle aux nouveaux business models liés à la digitalisation des process métiers et des modes de production.  

Ces thèmes sont-ils amenés à changer sur la durée ? Les thèmes retenus peuvent effectivement être modifiés à terme. Cela dit, en tant qu’investisseurs de long terme, nous avons retenu des thèmes structurels qui peuvent être accompagnés sur plusieurs années. Notez qu’environ 10 % du portefeuille est actuellement investi hors thèmes afin de tirer parti d’opportunités spécifiques identifiées sur les marchés. 

Comment intégrez-vous les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance dans votre gestion ? Nous nous appuyons sur deux prestataires, MSCI et ISS, afin de compléter notre analyse. L’analyse de MSCI ESG comprend trois composantes ou modules : le module BIS (business Involvement Screening Research, applique un screening négatif aux acteurs de notre univers d’investissement dont les comportements sont les moins vertueux ; le module ESG Controversies permet d’appréhender les controverses qui touchent certaines entreprises en les classant par ordre d’importance ; le module MSCI ESG Rating fournit quant à lui une analyse qualitative des valeurs et une notation selon l’approche best-in-class. L’évaluation ainsi obtenue nous permet de situer la valeur dans notre univers d’investissement. Le cas échéant, nous la complétons par des recherches menées en interne. Nous avons d’ailleurs récemment intégré un nouvel analyste ESG à l’équipe de gestion actions. Sa mission est de conforter notre engagement en tant que gestionnaire d’actifs. 

Et concernant ISS ? Les recommandations d’ISS en matière de gouvernance d’entreprise, ISS Governance, sont prises en compte dans notre politique de vote aux assemblées générales. De la même manière, nous avons recours au programme ISS Ethix pour alimenter notre engagement auprès des sociétés dans lesquelles nous investissons. Il nourrit en effet nos participations aux actions collectives que nous estimons bien fondées. D’une manière générale, nous incitons les entreprises de notre univers d’investissement à communiquer sur leurs engagements ESG. Souvent, les petites et moyennes valeurs ont un comportement très vertueux mais elles ne disposent pas, comme les plus grandes valeurs, d’équipes dédiées en interne pour collecter et diffuser les données ESG. 

Procédez-vous à des exclusions ? Oui. Nous n’investissons pas dans les valeurs identifiées comme étant impliquées dans la production d’armes à sous-munitions et de mines antipersonnel.  

Vous gérez le fonds avec Olivier de Royere depuis un peu plus de 3 ans. Comment est-il structuré aujourd’hui ? Majoritairement investi en France, en Allemagne et en Italie, notre portefeuille, dont l’encours est légèrement supérieur à 200 millions d’euros, comprend un peu plus de 50 valeurs. Nous investissons sans aucune contrainte sectorielle tout en étant extrêmement attentif à la liquidité des titres détenus. Actuellement, nous estimons qu’il est possible de vendre sur le marché 73 % du portefeuille en une seule journée. Pour autant, notre gestion est une gestion de conviction avec un engagement de long terme, y compris parfois dans les phases de marchés difficile. Cela nous permet, comme cette année, de ne pas manquer le rebond et de surperformer notre indice de référence : l’Euro Stoxx Small, dividendes réinvestis.  

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