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Miser sur les thèmes durables

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Miser sur les thèmes durables

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Marion Casal et Olivier de Royère, gérants du fonds Quadrator chez Montpensier Finance

Dans quelle classe d’actifs est investi Quadrator ?

Quadrator est investi avec un horizon de long terme sur les petites et moyennes valeurs de la zone euro dont la capitalisation est comprise entre 200 millions d’euros et 7 milliards d’euros. Il s’agit d’un univers d’investissement particulièrement riche puisqu’il comprend un peu plus de 1 200 titres cotés. Plus spécifiquement, la capitalisation médiane des entreprises présentes en portefeuille est comprise entre 2,5 à 3 milliards d’euros. Cela dit, quelques sociétés, détenues de longue date dans le portefeuille, dépassent actuellement à présent 7 milliards d’euros. C’est le cas, par exemple de Worldline et de Téléperformance qui font partie des dix les principales positions de notre portefeuille.

Comment est structuré le portefeuille ?

Il comprend une cinquantaine de valeurs pour un encours global voisin de 200 millions d’euros. 10 d’entre-elles constituent nos convictions les plus fortes. Il s’agit essentiellement des valeurs de croissance dont les pondérations oscillantes entre 3 et 5 % et sur lesquelles le turnover est plutôt faible.  Les autres lignes du portefeuille ont des pondérations moindres, comprises entre 1 et 2 %.

Quelles sont leurs caractéristiques ?

Il s’agit de positions plus tactiques., davantage value, pour lesquelles nous avons identifié un catalyseur de valorisation : un retournement de cycle, une évolution du prix des matières premières ou encore un changement au sein de la société comme une restructuration ou une réorganisation. Nous veillons toujours à ce qu’elles présentent une tendance bénéficiaire positive à moyen terme afin d’éviter les value traps. Ces positions peuvent, le cas échant, devenir des positions de long terme dans le portefeuille.

Comment déterminez-vous précisément votre univers d’investissement ?

Notre univers d’investissement est particulièrement riche. De nombreux secteurs y sont représentés. Pour Quadrator, nous avons décidé de nous concentrer sur 4 thématiques d’investissement, adaptées au segment des small & mid caps : Better Life, Lifestyle, Smart Resources et Digital Impact. Il s’agit de thèmes ayant un impact positif sur notre société et recelant un véritable potentiel de croissance. Les valeurs sélectionnées qui répondent à nos thèmes d’investissement passent par un filtre quantitatif. Nous vérifions qu’ils répondent à nos exigences en matière de croissance, de visibilité et de valorisation mais aussi à un certain nombre de critères ESG. Ensuite, nous réalisons une analyse fondamentale de chaque entreprise et ne retenons que les valeurs dont le potentiel d’appréciation est de 15 % minimum. Enfin, nous sommes particulièrement attentifs à la liquidité des titres. Près de 85 % du portefeuille peut être vendu en moins d’un jour de bourse sur la base du quart du volume moyen négocié sur les marchés.

Que recouvrent les différents thèmes et quels poids ont-ils dans le portefeuille ?

La thématique Digital Impact représentait cet été 28 % des actifs du portefeuille. L’idée est ici de privilégier les entreprises actives dans le domaine de la digitalisation des process métiers et des modes de production. Cela concerne notamment l’automatisation, le déploiement de technologies liées au cloud et les nouveaux modes de paiement.

L’automatisation a connu un regain d’intérêt avec la crise sanitaire ?

Indéniablement. Avant la crise, le marché des robots industriels était attendu en croissance de 5 % à 6 % par an pendant les dix prochaines années. On observe aujourd’hui un intérêt marqué pour des entreprises telles que Kion, spécialisée dans les chariots élévateurs et la logistique des entrepôts. Son carnet de commande se tient bien. Dans le contexte actuel, la perspective d’avoir des entrepôts qui fonctionnent en autonomie grâce aux progrès réalisés dans le domaine de l’automatisation est séduisante pour de nombreux acteurs industriels.

Et concernant le thème Lifestyle ?

Il recouvre un quart du portefeuille et concerne les nouveaux comportements et tendances de consommation des plus jeunes mais aussi celles des consommateurs asiatiques et plus particulièrement chinois. Entre autres exemples, on observe que le marché du sportswear croît beaucoup plus rapidement que le marché du prêt à porter traditionnel. Ce secteur a néanmoins été négativement impacté par la crise sanitaire.

Comment avez-vous appréhendé cet impact ?

Le thème Lifestyle a effectivement été fortement impacté en février et mars dans la mesure où il intègre les valeurs liées à la consommation chinoise et des acteurs du marché du luxe. Mais si les résultats ont été revus en baisse pour 2020, les perspectives de long terme restent bonnes et une bonne partie de la baisse boursière a d’ores et déjà été comblée. Nous avons profité de ces mouvements dans la mesure où, après avoir réduit la pondération de ce thème dans les premiers temps de la crise, nous avons ensuite tiré parti des baisses de valorisation pour la réaugmenter au détriment du thème Better life.

C’est pourtant un thème qui a bien fonctionné. Peut-être trop bien ?

Oui, si la plupart des thèmes sur lesquels nous sommes investis ont bien fonctionné cette année, celui qui a le mieux fonctionné est sans conteste le thème Better Life qui vise à profiter du soin grandissant apporté par les individus à leur bien-être est centré autour du secteur de la santé. Des valeurs comme Biomérieux ou encore Sartorius-Stedim, qui a été la première position du fonds pendant très longtemps. D’une manière générale, les valorisations des entreprises qui œuvrent à l’amélioration du bien-être et de la santé des individus ont atteint des niveaux élevés en début d’été et leur potentiel d’appréciation est donc désormais plus limité, ce qui nous a conduit à des allègements Cela dit, le thème reste une conviction forte de long terme avec une pondération de 22 % dans le portefeuille avec certaines valeurs affectées par le Covid-19 disposant d’un vrai potentiel de rebond.

Et votre quatrième thème ?

Il s’agit initialement du thème Smart Energy qui a légèrement évolué depuis l’an dernier. Il s’intitule désormais Smart Resources pour intégrer, en plus de l’efficience énergétique, la préservation de ressources qui ne relèvent pas du domaine de l’énergie. En effet, nous y intégrons désormais des valeurs présentes sur le front de l’environnement et, plus particulièrement sur celui de la préservation de la qualité de l’air. Le recyclage fait également partie des segments qui nous intéressent. Il recouvre environ 15 % de l’actif du fonds. Le solde, soit 10 % de l’actifs est utilisé pour investir sur des opportunités qui figurent en dehors de nos 4 thèmes de prédilection.

 

 

 

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