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Solutions Climatiques : M Climate Solutions

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Solutions climatiques

 

NK

Un processus très rigoureux pour encourager la transition énergétique. Entretien avec Nicolas Kieffer de Montpensier Finance.

Répondant au label Greenfin du Ministère français de la transition écologique, le fonds M Climate Solutions est le premier fonds d’actions internationales de Montpensier Finance et se veut particulièrement exigeant dans son processus de sélection. L’exclusion des énergies fossiles et de la filière nucléaire est absolue. L’investissement doit viser au moins l’une des trois thématiques : l’énergie responsable, la préservation du capital terrestre et le transport efficient. Enfin, au sein de sociétés classées en fonction de leur « part verte » (pourcentage du chiffre d’affaire dans les activités éligibles), seules les plus pures sont retenues par le gérant, Nicolas Kieffer. Explications sur ce portefeuille assez particulier qui célèbre sa première année d’existence.

En quoi souscrire au label Greenfin permet-il de se différencier ?

Créée dans le sillage de la COP 21, ce label garantit la qualité verte des fonds d’investissement. Il a la particularité d’exclure les fonds qui investissent dans des entreprises opérant dans le secteur nucléaire et les énergies fossiles, si minime soit la part de ces entreprises dans les dits-secteurs. En outre, ce label définit une nomenclature de 8 activités éligibles à la labellisation[1] . Enfin, il réserve une part majoritaire aux émetteurs caractérisés par l’intensité de la « part verte » de leur activité, cette part verte étant définie par le référentiel du label. En souscrivant à ce label, nous assurons à nos investisseurs une parfaite adéquation à notre objectif d’investir dans des entreprises qui apportent des solutions concrètes dans la transition climatique, dans un univers normé et dans la transparence la plus absolue. Les fonds Greenfin doivent identifier les indicateurs d’impact qu’ils mettent en œuvre et les suivre. Ils doivent aussi assurer une gestion des controverses ESG. Enfin, ils sont audités par l’organisme de labellisation en toute indépendance.

Vous dites vous montrer encore plus contraignants que ne l’exige le label. De quelle manière ?

Selon les règles du label, les sociétés émettrices sont classées en trois types en fonction de leur part verte : 1) part de plus de 50%, 2) part entre 10 et 50% ou 3) part de moins de 10%. Les fonds éligibles doivent inclure au moins 75% de type 1 et 2. Nous avons choisi d’être encore plus exigeants avec 100% d’émetteurs de type 1 et 2.

Comment opérez-vous votre sélection ?

En partant du MSCI World – soit environ 8700 valeurs – nous éliminons les filières énergie fossile et nucléaire, les activités bannies par les conventions internationales (mines anti personnelles par exemple) et les entreprises controversées sur le plan ESG. Ce premier filtre réduit l’univers à environ 4500 titres. Nous lui appliquons ensuite un ensemble de notations et classements (implication dans la transition énergétique, profil carbone, filtres financiers) et également des critères d’éligibilité en fonction de l’appartenance à l’une des 8 éco-activités définies par le label et en fonction de la « part verte » du chiffre d’affaires. Sont finalement éliminées les entreprises dont moins de 10% du chiffre d’affaires est impliqué dans les éco-activités. Notez que l’ensemble de la méthode nous appartient en propre et que, par ailleurs, nous surpondérons la note « environnement » puisque notre objectif est de rechercher en permanence les entreprises contribuant pleinement à la transition climatique. Seront donc privilégiées les énergies alternatives et les solutions de stockage, les activités de préservation terrestre (recyclage des eaux, valorisation des déchets), transport efficient (EV, véhicules hybrides, hydrogène, transport ferroviaire). En fin de ce parcours, nous sommes face à 450 sociétés auxquelles nous appliquons une cohérence thématique (élimination des activités de foncières ou d’assemblage dans le bâtiment, qui n’apporte pas de solutions mais les mets simplement en œuvre) pour parvenir à un sous-ensemble de 270 sociétés au sein desquelles nous choisirons les quelques 50 positions finales par stock picking traditionnel.

Sur la base de quelle expertise triez-vous les activités des sociétés ?

Nous faisons appel d’une part, à des fournisseurs de données bien connus du marché, qui vont nous donner une estimation des niveaux de parts vertes de chaque société de l’univers. Ensuite, de façon plus granulaire, nous allons faire appel à un réseau d’experts pour juger, quand nécessaire, du potentiel futur d'une technologie ou d’une solution dans la transition climatique.

Quel est le turnover de votre portefeuille ?

Il est faible. En premier lieu parce que le label exige une rotation de 50% maximum par an. Mais là encore nous sommes plus exigeants et cherchons à avoir une rotation bien inférieure car nos investissements sont à long terme.

A votre avis, d’où vient la demande pour ce type de produits ?

Le capital de départ a été assuré par Montpensier mais surtout par sa clientèle de banques privées et d’assureurs. Il est clair qu’un fonds de cette nature entre dans la dynamique d’investissement des Millenials mais nous notons une grande différence dans le discours de nos clients entre il y a un an et maintenant. La poche Green Funds est en nette progression et son audience est de plus en plus large.

Biographie

Nicolas Kieffer, gérants actions européennes et internationales

Après une première expérience d’un an chez UBS dans l’équipe de Sales Trading actions à Singapour, Nicolas débute sa carrière chez Oddo BHF en 2014 comme analyste financier actions sur le secteur de la consommation, puis intègre en 2018 l’équipe de gestion actions de Montpensier Finance. Il est diplômé de l’Université Paris Sorbonne (Master Banque et Finance).

 

 

[1] Le detail des activités est disponible sur le lien https://www.ecologie.gouv.fr/label-greenfin

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